Le Japon : ses services secrets.2.

L’organisation des services secrets.

Le Naicho, (Naikaku Chosashitsu Betsushitsu), en français ; le Bureau de Recherche du Cabinet, nommé aussi CIRO, est le service de renseignements central. Il fait partie du cabinet du premier Ministre à qui il rapporte des informations cruciales sur les risques internes et de la région Pacifique.

Le Security Bureau axé sur la sécurité extérieure surveille les menaces des groupuscules d’extrême droite, alimentée par la Corée du Nord. Une branche de ce bureau, la (NPA), l’Agence Nationale de la Police collecte et analyse les renseignements sur les affaires de terrorisme. Elle échange aussi avec les agences de renseignements étrangères.

En juillet 2016 sept ressortissants japonais furent assassinés au Bangladesh pour ne pas avoir récité des passages du Coran. Conscient de l’idéologie radicale des Islamistes dans le monde ; le gouvernement a espionné sa population musulmane qui représente à peu près 0,05% de sa population. Relevés bancaires, voyages, comportement au quotidien furent collectés, ainsi que la pose de caméra dans les mosquées, épiceries, commerces et restaurant halal. Ce fut un non-évènement.

La Public Security Intelligence Agency est le service du contre-espionnage qui dépend du ministère de la Justice.  Collection, évaluation des données afin d’agir contre les menaces.

  La Bôeichô ou l’Agence de Défense japonaise (JDA) contrôle la Force d’Auto Défense Japonaise (JSDF), dirigé par le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le ministre des Finances, le secrétaire Principal du cabinet, et le Président de la Commission Nationale de Sécurité Publique. Elle comprend :

  • Armée de terre (GroundSelf-Defence Force) JGSDF).
  • Marine (Maritime Self-Defence Force) (JMSDF).
  • Armée de l’air (Air Self-Defence Force) (JASDF). Qui deviendra en 2020 l’ASSDF (Air and Space Self Defense Force).   C’est une nécessité pour le pays de contrôler son espace aérien face aux tirs de missiles Coréen.

Le Bureau du Renseignement de la Défense (DIO ou Jouhou Honbu), son personnel est réparti à la JDA et au ministère des Affaires étrangères. Il collecte et analyse les renseignements dans un but stratégique militaire, mais informe le ministère des Affaires étrangères et le gouvernement. Une division nommée « Division Renseignements » est chargée du renseignement intérieur. Une autre division nommée « Division de Planification Internationale » s’occupe du renseignement extérieur.

Le Defense Intelligence Headquarters (DIH), regroupe les informations relayées par les services de renseignements de chaque armée (navale, terrestre, aérienne), et de l’Unité de Commandement du Fichier Central (Central Data Command Unit). Le DIH est constitué de cinq unités collaborant avec tous les services de renseignements militaires japonais et alliés.

  • Un service administratif s’occupe de la logistique du DIH.
  • La « Planning Division » probablement en charge des missions HUMINT[1]
  • La Division Imagerie, chargée d’analyser des données satellitaires ou aériennes des différents producteurs et collecteurs de renseignements alliés.
  • La Division SIGINT[2] qui est la plus importante de la DIH, possède plusieurs installations de réception et d’analyse des signaux, et collabore activement à l’alliance UKUSA[3], comme dans le cadre de la base américano-Japonaise de Misawa.
  • La Division Analyse, composée d’experts et de consultants dans tous les domaines relatifs au renseignement.

La JGSDF possède son propre service de renseignements rattaché au DIH, et composé principalement de la Division d’Investigation Nibetsu, du 101e Bataillon d’Enquête (101st Survey Battalion), et coopère avec la Division de Planification Internationale du DIO.

La JMSDF possède également son service de renseignements rattaché lui aussi au DIH, nommé JMSDF Fleet Intelligence Command, plusieurs bases de ce service sont réparties dans tout le Japon, mais le quartier général est abrité par le Command Fleet Activities of Yokosuka, de l’US Navy, sur la base navale de Yokosuka, (vous la trouverez sur FB).

 Rattaché au DIH, nommé JASDF Intelligence Division, spécialisé dans la collecte et l’analyse de données satellitaires et aériennes. Une unité de reconnaissance aérienne, nommée Tactical Reconnaissance Group, lui est rattachée.

Le Chobetsu est un service de renseignements militaire qui intercepte les signaux du pays lui-même, de l’Asie Orientale et de la Corée du Nord.

Le MOFA, Ministère des Affaires étrangères, est chargé de collecter et d’analyser des informations sur les différents acteurs de la scène politique mondiale, afin d’aider à la mise en place de la politique diplomatique japonaise.

Le gouvernement veut jouer la transparence sur le contrôle de la sécurité et de l’information avec un grand I. Ce dernier change souvent le nom de ses agences pour brouiller les pistes surtout vis-à-vis des pacifistes qui sont très populaires.

En 2015, le pays du « soleil levant » promulgue une loi fondamentale sur la cybersécurité et crée un quartier général stratégique pour la cybersécurité relevant du Cabinet du Premier ministre. Le secrétariat de ce quartier général est assuré par le NISC (National center of Incident readiness and Strategy for Cybersecurity).

 C’est compréhensible, le gouvernement a pris conscience du retard du Japon en matière de cybersécurité et élaboré une stratégie nationale.

Le contexte géopolitique est marqué par des tensions avec la Corée du Nord et du Sud, et bien sûr de la Chine, sans évoquer la présence de moins en moins appréciée de l’armée Américaine sur l’île d’Okinawa. Ses avancées technologiques attirent les convoitises par le biais de cyberattaques très élaborées provenant de pays étrangers. En 2010 une série de cyberattaques ont ciblé des informations sensibles à tous les niveaux.Ce n’est pas probablement pour rien que la société américaine de Big Data, Palentir a injecté en novembre dernier, 68 millions d’euros dans la création d’une coentreprise avec l’assureur nippon Sompo. Cette nouvelle entité travaillera dans le domaine de la santé et de la cybersécurité. Palentir, pépite de la Silicon Valley tient une réputation controversée, à cause des logiciels créés pour la CIA et qui est présente dans son capital. Pour les Japonais, ce n’est “nippon ni mauvais“ semble-t-il !

 En mai 2019 le Japon avec le sacre du nouvel empereur Naruhito est rentré dans une nouvelle ère impériale, le Reiwa, ce qui signifie, la paix, l’ordre et l’harmonie.

« Si vis pacem parabellum » Qui veut la paix prépare la guerre. C’est exactement la situation « pays du soleil levant » Deux nouveaux porte-avions sont en construction et il est aussi capable de se doter d’un armement nucléaire. Les États-Unis ne protestent pas à ce sujet, n’interdisent rien. Conscient qu’en cas de conflit avec la Chine, il sera nécessaire pour le Japon de se défendre ou d’utiliser cette arme dissuasive pour calmer les provocations Chinoises et Coréennes. Aussi, cela éviterait au gouvernement américain en cas de conflit, d’intervenir directement et qui préférerait rester en retrait face à la Chine.

Conclusion.

Le Japon emmailloté par un problème juridique international créé par les Américains pourrait instaurer une réforme constitutionnelle. En faisant preuve de pragmatisme, le gouvernement, face à une agression directe, menacerait   l’équilibre de la paix si fragile dans cette région, à tout moment. Les services secrets japonais sont parmi les meilleurs du monde, mais ils doivent s’adapter en fonction des problèmes actuels dus à l’évolution des pouvoirs politiques et des nombreuses menaces.



[1] HUMINT : mission de renseignements humains.

[2] SIGINT :  « signal intelligence » des informations de caractère technique ayant trait au service d’informations qui sont obtenues par des signaux notamment des télécommunications sans que le destinataire de l’information soit impliqué.

[3] UKUSA : alliance des services dans la coopération de la collecte de renseignements électromagnétique de l’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni.

Le Japon : ses services secrets. 1.

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Non, je n’évoquerai, M. Suzuki, l’espion nippon de la série des romans d’espionnage de l’auteur prolifique Jean-Pierre Conty. M. Suzuki travaillait pour a C.I.A. Ce qui suit est un article très informatif sur les services secrets japonnais.

Un peu d’histoire et de géopolitique sont nécessaires avant de détailler les bureaux de renseignements de l’archipel nippon, ce qui en soi n’aurait pas d’autre intérêt qu’une valeur descriptive et légèrement insipide.

C’est une organisation à la Japonaise, la répartition du renseignement intérieur et extérieur ne ressemble pas à la structure des agences de renseignements occidentales. Le mystère est bien gardé sur leur emploi et leur formation. Ils ont une grande place dans le gouvernement et l’armée.

Ces agences dans leur organisation sont souvent indépendantes mais interdépendantes, leurs critères ressemblent à celle d’une chaîne de construction automobile ; productivité maximale avec un délai minimale dans les échanges d’informations et les prises de décision.

Le peuple japonais est lourdement marqué par le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale. Actuellement et c’est tant mieux, c’est le seul pays bombardé par deux bombes nucléaires. Terrible et inhumaine sanction affligée par les Américains. La population japonaise a payé un prix non évalué à mon avis dans l’échelle de la douleur, de l’horreur, sur une durée de temps non estimée encore aujourd’hui. Ce tournant de la seconde guerre mondiale a été récemment ravivée par la catastrophe nucléaire de Fukushima.

L’article 9.

 Le jour de sa reddition en 1945 le Japon signe l’acte de capitulation, le 02 septembre 1945. Le général Mc Arthur influence la rédaction de la Constitution à travers son conseiller George Atcheson J.R qui devient le chef de la section diplomatique au General Headquarter.

Craignant une renaissance du militarisme nippon, les États-Unis ont imposé un chapitre II intitulé « Renonciation à la guerre » intégrant le fameux article 9 dans la constitution.

« Chapitre II. Renonciation à la guerre.

Article 9. Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l’ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux.

Pour atteindre le but fixé au paragraphe précédent, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligérance de l’État ne sera pas reconnu. »

La question débattue depuis de longues années dans l’archipel est : la Constitution japonaise actuelle est-elle le résultat d’une décision souveraine du Japon ou de puissance occupante américaine. Cette question est une source majeure de fractures au sein de l’histoire politique japonaise. Le Premier ministre Shinzo Abe se bat pour transformer l’article 9 en avançant le fait de nombreuses menaces venant de la Chine et en particulier dans ses îles de la mer de Chine orientale nommée « Senkaku ».

 La Chine revendique ces îles sous l’appellation îles “Diaoyu“. Cette dernière met la pression en envoyant des bateaux dans les eaux territoriales japonaises. En 2017 les avions militaires nippons ont décollé plus de 1100 fois afin de contrer des appareils provenant de Chine.  Le Japon est sous pression sans parler des tirs de missiles nord-Coréens.

Une tendance nationaliste.

Un autre élément intervient dans la difficulté pour le Japon de modifier cet article de la constitution est son passé très agressif et peu glorieux sur ses exactions pendant les guerres passées ; n’oublions qu’il avait aussi rejoint l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Un passé qui a du mal à passer par le comportement du Premier ministre Shinzo Abe. Il faut rappeler que Shinzo Abe est au PLD, le Parti libéral démocrate qui est une force de droite conservatrice et nationaliste. Ce parti dirige le pays depuis 1955, sans interruption.

 Le Premier ministre a attiré les foudres de la Corée et de la Chine en s’inclinant devant le temple Shinto du sanctuaire de Yasukuni à Tokyo, un an après sa nomination en 2013. Dans les 2,5 millions de morts, 1068 criminels de guerre condamnés après la capitulation reposent en paix. L’esprit négationnisme du gouvernement est un aspect qui est à prendre en compte dans la politique géostratégique du Premier ministre japonais.

Ses premières décisions politiques en matière d’armement ont fait de l’archipel japonais un partenaire militaire incontournable.

Mais il lui manque, à cause de l’article 9, le droit de se défendre comme un autre pays souverain, membre de l’ONU, régi par la Charte des Nations Unies.

Suite de l’article, la semaine prochaine.

L’agent H21.

Certains d’entre vous auront reconnu qu’il ne s’agit pas d’un composé chimique, ni d’une molécule. Quoique, j’ai cherché une correspondance ; H comme hydrogène, de masse atomique 21, 100% en pourcentage de masse. C’était effectivement une bombe atomique ; le même effet se produisait dans la gent masculine quand son regard particulier les harponner.

Grande, brune et sensuelle, irrésistible.  Oui, cela peut correspondre à la personne. Bon d’accord c’est un peu, je vous l’accorde le marronnier de l’écrivain ou de l’émission de radio, l’article du 15 octobre de chaque année. Nous ne sommes pas le 15 octobre, mais cela fait plus de 100 ans que le sujet revient sur les ondes, le papier, les écrans. Il y a eu tellement d’écrits, de films qu’en un clic sur Internet, on apprend tout et rien.

Alors, j’ai voulu en tirer une substance fondée sur des témoignages réels. D’abord, j’ai remarqué que le mot courage n’a jamais été associé à son personnage à la Belle Époque. Et, pourtant il lui en fallait, du courage le jour de son exécution au moment où elle refuse d’être attachée et d’avoir les yeux bandés. Elle fait des clins d’œil aux jeunes soldats juste avant de prendre une balle dans le cœur. Il n’existe pas de sépulture ; c’était une volonté politique. Son corps aux courbes superbes qui a fait chavirer tant de chœurs, à terminer dans une faculté de médecine. Il a servi aux cours d’autopsie. Il aura servi jusqu’au bout me direz-vous.

 Était-elle consciente des enjeux politiques pendant la Première Guerre Mondiale ? Inconsciente ou naïve, cette citoyenne néerlandaise parlant plusieurs langues et qui se déplaçait beaucoup. Arrivée d’Indonésie, elle bouleverse le Tout-Paris avec ses tissus de cotons exotiques et chamarrés qu’elle enlève pendant ses danses orientales au musée Guimet et dans les cabarets. En France, la mode est aux habits sombres.  Elle éblouit tous les hommes et même Colette. Elle entre dans la lumière comme une princesse. Elle construit la projection de son personnage façonné par un père aimant.  « Tu seras duchesse à défaut d’être une princesse, elle réalise les vœux de son père.

 Elle deviendra espionne pour les Allemands ; recrutée par la fameuse  » Madame Docteur ». Son stage d’espionne à Bruxelles sera nul ; cela ne l’intéresse pas, elle ne fait aucun effort. Ensuite, elle sera espionne pour la France. Agent double, dont les deux camps se plaignent ; elle ne rapporte aucun renseignement. Elle veut vivre dans le luxe, jouer de ses charmes, le reste ne l’attire pas. Elle est comme morte à l’intérieur même si elle peut tomber amoureuse, depuis que ses deux enfants ont été empoisonnés en Indonésie quand elle y habitait, mariée à un militaire âgé et brutal. Seule sa fille survécut. Margharetha Zelle, de son vrai nom, part seule en France, divorcée ce qui au XIXe siècle est rare, et ne reverra jamais sa fille. Et puis elle est trahie par un amant allemand qui lui donne le nom de code H21. Arrêtée aux Cornouailles, elle est renvoyée en France pour être jugée. Un simulacre de procès au cours duquel son avocat ne peut être présent dans la salle. Un procès expéditif, sans preuves tangibles et c’est la condamnation à mort. C’est le meilleur bouc émissaire pour frapper les esprits d’une armée autant plombés d’idées noires que de balles.

 Pas de pitié pour l’ennemi.

Pas de pitié pour Mata Hari.

Vous avez dit Guoanbu ?

Non, ce n’est pas une expression, ni un ingrédient pour une recette ; c’est le nom du ministère de la sécurité de l’État chinois. Plus connu sous le nom de MSE, ce sont les services secrets de la République populaire de Chine, basé à Pékin au 14 rue dongchang ‘an.

Si vous allez à Pékin en touriste vous aurez d’autres choses à visiter que cet immeuble austère. Beijing (Pékin) a la superficie de la Belgique, donc, vous n’avez pas tout le temps devant vous !

Si je me suis lancé dans cet article s’est probablement dû à ma paranoïa depuis que je cherche des informations sur le Guoanbu. Je ne vais vous faire un résumé de ce que j’ai pu lire, mais vous donnez mon impression d’écrivain qui cogite pour trouver des histoires.

 Cela dit les quelques détails que je vous donne, sont à retenir. Par exemple, d’accord c’est en proportion par rapport à la population chinoise qui dépasse le 1,389 million, alors nécessairement il y a 200 000 agents chinois contre 10 000 agents français en comptabilisant la D.G.S.E. et la D.G.S.I. No, comment !

Mais j’en viens à ma paranoïa ; j’ai offert une caméra embarquée à ma femme, pour sa voiture, car elle conduit beaucoup. Bref, cette caméra embarquée est fabriquée en Chine. Et alors me diriez-vous ? Et alors ; au début des années 2000 les services secrets américains, canadiens, britanniques, néo-zélandais ont banni, de leurs réseaux secrets, les ordinateurs Lenovo fabriqués en Chine. Ils auraient contenu des backdoors. En 2005, Lenovo acquiert la division des ordinateurs personnels « Thinkpad ». Le journal australien Autralian Financial Review relate par le biais de sources anonymes que des tests poussés sur les machines ont jeté un doute. Certains circuits et firmwares chinois sont construits par des industriels proches du gouvernement de la République populaire de Chine. Ces composants sont douteux, car ils peuvent contenir des backdoors permettant l’espionnage à distance des activités sur ces fameux PC.

Alors, je me dis que c’est le cas aussi de la caméra embarquée ; qu’elle enregistre toutes les autoroutes, routes, chemins, venelles et que les services secrets chinois notent tout. Le jour où ils nous envahiront ils sauront tout de notre réseau de circulation. Parano, moi ? Savez-vous que le Guangbou a 18 bureaux et que le 16e bureau est celui de l’imagerie ? Il est en charge de collecter toutes les photos et vidéos de tous les pays et sur tous les sujets ; politiques, militaires, économiques. : photo et vidéo.

Les bureaux opérationnels.

Dois-je vous rappeler l’affaire Huawei et la 5G ? Là encore il y a des doutes, mais sans preuves confirmées officiellement sur le dernier rapport britannique rendu par le fameux comité de surveillance du centre d’évaluation de cybersécurité d’Huawei (HCSEC). Des centaines de vulnérabilités en matière de piratage et d’espionnages ont été révélées. Certes, les Américains ont poussé les Anglais à entrer dans la danse, mais c’est maintenant au tour de l’Allemagne qui a l’air d’être plus sévère encore sur les contrôles à venir avec un test de fiabilité sur la protection des données allemandes.  Intox ? Il faut souligner que l’enjeu de la 5G est colossal économiquement, les boitiers 5G sont fournis par Huawei pour l’instant. Si Nokia est sur les rangs aux USA, tous les autres opérateurs du monde sont sur les dents ; de quoi faire un croche-patte à celui qui est devant, n’est-ce pas !

Le Guoanbu est très puissant, omniprésent et très doué en cyber-attaque. Il rivalise haut la main avec les plus puissants. Très présent sur les réseaux sociaux, en particulier sur Linkedin. Plus de 4 000 employés et cadres français ont été approchés. Pour ce faire, le MSE alias Guoanbu a créé 500 faux profils afin de pénétrer dans les hautes instances de l’administration et des cercles du pouvoir, les plus grandes entreprises. Ceux qui ont joué de naïveté ou de cupidité ont révélé des informations en étant « choyés » en retour. Les agents chinois aiment bien la France, pays d’ouverture et de tolérance. Le service du contre-espionnage français avance que 10% des 4 000 restaurants Chinois dans la région parisienne servent de couverture pour les activités du Guoanbu.

Nous sommes avertis et pensez que si les Chinois ont inventé la cloche, c’est qu’ils sont loin d’être cloches !

Les espionnes de la Première Guerre Mondiale.

Je vous le donne en mille Émile ; la France avait du retard en matière d’espionnage au début de la Première Guerre mondiale. Le premier bureau de renseignements fut créé en 1914 en s’appuyant sur le modèle britannique qui avait une longueur d’avance. Cinq bureaux fonctionnaient plus ou moins avec beaucoup de difficultés dans les échanges d’informations et de coordination. Sous la férule d’un bureau de renseignements de contre-espionnage à Paris et de recrutements et de surveillance à Belfort ; un an plus tard les femmes se jetèrent dans la bataille avec un courage et dévouement hors pair et au péril de leur vie. Elles étaient recrutées, payées modestement dans des villages proches des zones de conflit. Après une semaine de formation de base pour un espion, elles se chargeaient de collecter des informations ; la plupart étaient infirmières. Les femmes les plus aisées dans la classe sociale mettaient à disposition leur manoir transformé en hôpital. Édit Cavell, une infirmière espionne britannique, et les espionnes françaises Louise de Bettignies, Marie de Croy sont les plus connues.

La Belgique, du fait de sa position géographique et de sa neutralité dans le conflit était un carrefour idéal pour les espions. Les infirmières espionnes récoltaient des renseignements militaires auprès des familles belges et organisaient des évasions à l’aide du clergé. Plus de trois cents réseaux d’espionnage avec un nombre important de femmes étaient activés, en 1918 en France, en Grande-Bretagne, en Belgique et en Allemagne.

Les deux les plus connus étaient les réseaux :

– « Dame blanche » dirigée par les deux sœurs Tandel. Sur les cent vingt-huit membres du conseil cinquante étaient des femmes. Ce réseau avait collecté le trois-quarts des informations dans les régions occupées.

– « Ramble ou Alice » dirigée par Alice Dubois, de son vrai nom Louise de Bettignies. Grâce à ce réseau près d’un millier de soldats britanniques furent sauvés dans le courant de l’année 1915.

Ces espionnes qui perdent leur vie dans leur engagement total ne sont pas oubliées. Certaines morts comme celle d’Édit Clavell, espionne infirmière britannique, trahie et tuée, servent à la propagande de guerre par le biais d’éditions de cartes postales ou d’affiches.

Louise de Bettignies surnommée la Jeanne d’Arc du Nord qui dirigea le réseau Alice fut emprisonnée jusqu’à sa mort dans un cachot de la forteresse de Siegburg près de Cologne.

La vaillante jeune belge Gabrielle Petit, engagée dans la Croix-Rouge, recrutée par les services britanniques, tient un service de renseignements. Elle fut exécutée par les Allemands à l’âge de vingt-trois ans.

Du côté allemand, mademoiselle Docteur, de son vrai nom Elsbeth Schragmüller, espionne très intelligente, recruteur et formateur d’espions, (dont Mata Hari) qui comprenait parfaitement les enjeux stratégiques de la géopolitique de la guerre. Son parcours d’après-guerre est particulier et beaucoup de zones d’ombre subsistent. Elle meurt en février 1940, sa mort est un mystère et sa tombe introuvable. Elle a inspiré un film.

https://www.youtube.com/watch?v=BwGt3axBoG.

Ces femmes espionnes méritent beaucoup plus, plus de mémoire, plus d’honneur de mémoire.

Mokrie’déla !

Traduction : une affaire mouillée comme disent les Russes ou une affaire qui pue ; c’est l’affaire de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille, le 04 mars 2018, à Salisbury. La date et le lieu sont importants pour la suite de cet article. Il m’a été difficile dans mes recherches de comprendre les faits qui ne sont pas encore tous expliqués. J’ai lu beaucoup et beaucoup de choses écrites relèvent de l’amateurisme même dans des journaux de renom. Un journaliste qui n’a pas fait son boulot affirme que c’est le SMERSH  (littéralement mort aux espions) qui est l’auteur de la tentative de l’assassinat. Ce service crée dans l’Ex-Urss pour éliminer les espions et les dissidents pendant la guerre contre l’Allemagne, mais après 1946, ce service est dissous.

Sergueï Skripal est un ancien espion russe du G.R.U. retourné par Londres et transfuge entre les USA et la Russie et qui a passé, suite à sa condamnation par les Russes plus de cinq ans en prison. Il est à Londres depuis 2010. Espion d’un jour espion toujours ; pourtant Skripal, portant les doubles nationalités russe et Anglaise, n’était plus actif dans le monde de l’espionnage.

Le poison employé, le « Novitchok » du programme « Foliant » a été créé en Russie et c’est pourquoi d’emblée les soupçons se sont tournés vers la Russie. Curieusement celui qui a dévoilé l’existence du Novitchok est un chimiste russe vivant aux USA depuis 1990 après son procès pour trahison, et qui affirme que seule la Russie pourrait avoir utilisé ce poison. La Russie qui a ratifié, en 1997, la convention sur l’interdiction des armes chimiques et leur destruction ne nie pas que des dérivées de la formule de ce poison n’ont pas été fabriquées. Mais, ce qui est incroyable, c’est que la formule du Novitchok a été publiée, en 2008, dans un livre que l’on peut acheter sur Amazon. (Voir à la fin de l’article).

Plus étrange encore c’est que les autorités britanniques ont affirmé que ce poison était le Novitchok. ; Peut-être qu’elle a entre les mains un échantillon ? That’s the question ! Et pourquoi Londres a refusé la proposition de Moscou avec le concours de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques ( O.I.A.C.) de pour comprendre la tentative de meurtre, car à ce jour, novembre 2019, Sergueï Krispal et sa fille sont en vie. À l’époque Theresa May refuse de communiquer les éléments de l’enquête aux autorités russe. Et les enquêteurs l’O.I.A.C. qui est la procédure normale en cas d’attaque chimique arrivent 17 jours après l’attentat.

Beaucoup de zones d’ombre sont présentes comme le mobile ou la façon dont le poison a été administré, comme il a été publié, au restaurant, sur la poignée de porte de l’appartement, dans la voiture ; aucune de ces hypothèses n’a été prouvée. En tout cas, cela a provoqué une crise internationale, pendant laquelle des centaines de diplomates russes ont été expulsées de plusieurs pays européens et des Usa. Le mobile était peut-être là après tout, et comme disait Coluche « En Russie, il ne faut pas arroser les plantes, ça fait rouiller les micros ».

Le Kouign Amann à la sauce soja.

Les marins bretons seraient-ils en train de se faire assaisonner avec délicatesse par de belles espionnes chinoises ?

L’empire du Milieu n’a pas été attiré par la douceur des gâteaux bretons mais plutôt par les embruns de l’île Longue où sont situés les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Le S.G.D.S.N (secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale) révèle dans un rapport qui n’est plus confidentiel ; un nombre considérable de mariages entre des militaires marins, des ingénieurs bretons et des étudiantes chinoises.

La Bretagne est une région où le dispositif militaire français est fortement installé. Des sous-marins nucléaires aux écoles d’officiers en passant par le pôle cyber, la D.G.A. et les centaines d’entreprises travaillant pour la défense sont attirantes comme du miel pour les frelons asiatiques. En 2016, Weidong une entreprise chinoise a pris le contrôle de Demos. Dans l’université de Bretagne occidentale la deuxième nationalité en nombre est chinoise. L’École nationale supérieure des techniques avancées est aussi bien fréquentée par les étudiants chinois. Les start-up bretonnes sont aussi très prisées par la Chine. Un laboratoire de recherche dans lequel opèrent trente doctorants, dix sont chinois fraichement moulus de l’institut de technologie d’Harbin qui est administré par une agence gouvernementale travaillant pour l’armée chinoise.

À Brest un centre culturel chinois est également ouvert, Confucius. Pas sûr que les préceptes de ce sage philosophe soient respectés mais les nécessités chinoises obligent comme l’ambitieux plan China 2025. La Chine ambitionne avec ce programme d’être la première en technologie de pointe, en biotechnologie, en robotique, en aéronautique. Les services secrets chinois sont très doués en cyber attaque et plusieurs entreprises françaises en on fait les frais. Repérés quand même ils développent des méthodes plus sophistiquées et discrètes qui en deviennent presque légales.

Les méthodes des services chinois évolueraient-elles sous la pression du gouvernement pour atteindre le plan China 2025 qui sollicite toutes ses forces, ses atouts pour y parvenir ? Le Guangbou, le service de renseignements chinois, compte dans ses effectifs plus de trois millions de membres sur son territoire. Peu d’espions chinois opèrent en dehors de leurs pays ; leurs techniques sont différentes en attirant des pointures en les invitant à des colloques pour les amadouer en leur proposant de l’argent pour des renseignements qui les intéressent. La D.G.S.E. et la D.G.S.I ont détecté qu’ils utilisent aussi les réseaux sociaux comme Linkedin pour harponner leurs cibles par le biais d’avatars numériques. Des milliers de cadres dans le privé, fonctionnaires, influenceurs dans les cercles de l’État étaient ciblés. Tous n’ont pas mordu à l’hameçon, mais des centaines ont basculé dans un processus de compromis assez avancés.

Alors, on peut se demander si ces étudiantes chinoises envoyées sur notre territoire ne sont pas une nouvelle façon d’obtenir des renseignements de terrain comme dans le bon vieux passé de l’espionnage. Les services secrets français seraient-ils à la hauteur des services secrets chinois en matière cyber, à tel point que les vieilles bonnes méthodes de terrain reprennent du service ?

Le club des cinq.

Stanley, Hicks, Homer, Johnson, Liszt n’ont rien à voir avec le club des cinq, mais avec le club de Cambridge. Ces cinq noms sont les noms de code des cinq espions anglais recrutés par l’ancêtre du KGB actuel, le NKVD, au début des années 1930.

Le contexte en Angleterre à cette époque après la crise de 1929 voit émerger le parti communiste. Pendant leurs études à l’université de Cambridge, ces futurs espions adhèrent à une cellule communiste crée au sein même de Cambridge. Après leurs études chacun d’entre eux conserva sa conviction communiste renforcée par la guerre contre le fascisme.

L’incroyable parcours de ces hommes les amena pour certains d’entre eux à travailler pour les services secrets britanniques du MI5 et MI6 ou pour le gouvernement aux niveaux les plus hauts via leur carrière diplomatique, au contact de nombreuses personnalités politiques de haut niveau, des principaux acteurs militaires. Des sources d’information diverses, variées qui intéressaient au plus haut point le KGB.

Liszt entre 1941 et 1942 travaillant au ministère de guerre fut probablement le premier espion à communiquer aux Russes des informations sur le projet Manhattan portant sur la construction de la bombe atomique.

Hicks après une carrière à la BBC entra au MI6 comme expert de la propagande et en devenant en même temps une taupe au sein des services secrets britanniques. Johnson embrassa une carrière militaire, il entra au MI5 alors qu’il était capitaine à la police militaire ; il apporta de précieux renseignements aux Soviétiques.

Pendant un incroyable nombre d’années ; quinze ans Stanley, de son vrai nom Kim Philby opéra sans être inquiété en donnant des informations nombreuses, importantes du MI5 à la Russie.Dans ses missions de journalistes il glana des renseignements en France, en Espagne et du fait de ses relations à rentrer au MI5. Des cinq, c’est lui qui était le plus doué doté d’un sang froid remarquable et d’une intelligence très fine. Il fut découvert à cause du projet Verona qui permit de déchiffrer des messages du KGB dévoilant le nom de Philby. Il s’enfuit en URSS ainsi que deux autres de ses compagnons. Guy Burgess alias Hicks et Mac Lean alias Homer.

Ces trois transfuges terminèrent leur course de vie avec plus ou moins de bonheur pour ceux qui le mal du pays n’était pas trop fort. Philby fut le plus honoré en Russie, à un tel point que deux ans après ses funérailles de héros après sa mort en 1990, un timbre à son effigie fut créé à son honneur.

Quant à Anthony Blunt alias Johnson travaillant dans le domaine de l’histoire et promu chevalier tomba dans la disgrâce, en 1979, quand il fût découvert dans la publication d’un article le désignant comme le quatrième espion de Cambridge.

Celui qui garda l’anonymat de son statut d’espion le plus longtemps soit pendant cinquante-quatre ans fut John Aircross alias Liszt. Pour lui aussi son rôle d’espion fut dévoilé dans le livre écrit par un agent double du KGB : le KGB dans le monde.

La naissance d’un espion français.

Comment peut naître un espion dans l’esprit et le cœur d’un écrivain en herbe ?

Je ne suis pas issu d’un service d’état comme la D.G.S.E.  Je ne les ai même pas approchés. J’ai peut-être sans le savoir rencontré l’un des Honorables Correspondants (HC) qui en font partie. Non, il ne me semble pas. Du plus loin que je me souvienne, à l’âge de onze ans, il est né le jour où j’ai répondu à la question de ma cousine.

– Que veux-tu faire comme métier ?

– Je veux être espion.

Elle ne s’était pas moquée de moi. À cette époque, vivant au Maroc, j’étais en vacances en Allemagne ; mon oncle était haut fonctionnaire dans les douanes françaises. Influencé par ses récits de contrebande internationale et les films de James Bond sur les écrans qui me semblaient immenses de mes cinémas préférés de Casablanca ; le Rex, le Rialto.

Casablanca et son histoire ; la trace laissée par les soldats américains par leur passage pendant la Seconde Guerre mondiale ; les surplus, leurs bases, leurs belles voitures devenues taxis. Le coup d’État d’Oufkir contre le Roi du Maroc.

Dans cette ambiance il a continué à grandir inconsciemment à travers les lectures des polars de mon père et puis les miennes avec Bob Morane et plus tard Sas, John le Carré. Mon job dans le tourisme qui m’a emporté autour de la terre. J’ai toujours aimé écrire avec des romans inachevés depuis longtemps qui dorment dans l’ombre des tiroirs, dont l’un d’eux dont le titre était « la vie professionnelle d’Al Gean Voyages » une histoire romancée de tous mes voyages. Et puis un jour je suis tombé dans la formation de Fred Godefroy ; « comment écrire un roman à succès. »

Alors mon espion français s’est pointé, constitué de tous ses éléments tournoyants à toute vitesse et descendant lentement dans le cône d’un entonnoir, et il est sorti. Le voilà ; ce jeune espion français de la D.G.S.E. ; chauvin, macho, multilingue, contorsionniste, gourmet, d’un humour décalé et, politiquement incorrect.

J’aurais besoin de vous pour le faire co-naître, de vos avis, (d’accord les avis, c’est comme les trous du c… tout le monde en a un) Oh ! oh ! c’est Al qui parle. Je vous demanderai des idées, une suite à écrire, une suggestion. Cela serait vraiment fun de le faire vivre avec vous, dans ses futures aventures. Pour l’heure, sa première aventure est écrite, elle est entre les mains de bêtas lecteurs. J’ai écrit et réécrit ce roman trois fois en plus des corrections qui ne sont pas terminées. Je ne donnerai pas le titre pour le moment.

Pour faire évoluer Al, je ne cesse de me gaver d’articles, de m’informer, de lire sur le monde de l’espionnage. Mais j’ai été repéré, à tel point que j’ai un contact qui m’informe sur ce monde secret. Mais est-ce que ce que je vous raconte est vrai ? Mentir vrai n’est-il pas l’apanage d’un auteur de romans ou d’un agent secret ?