Le Japon : ses services secrets. 1.

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Non, je n’évoquerai, M. Suzuki, l’espion nippon de la série des romans d’espionnage de l’auteur prolifique Jean-Pierre Conty. M. Suzuki travaillait pour a C.I.A. Ce qui suit est un article très informatif sur les services secrets japonnais.

Un peu d’histoire et de géopolitique sont nécessaires avant de détailler les bureaux de renseignements de l’archipel nippon, ce qui en soi n’aurait pas d’autre intérêt qu’une valeur descriptive et légèrement insipide.

C’est une organisation à la Japonaise, la répartition du renseignement intérieur et extérieur ne ressemble pas à la structure des agences de renseignements occidentales. Le mystère est bien gardé sur leur emploi et leur formation. Ils ont une grande place dans le gouvernement et l’armée.

Ces agences dans leur organisation sont souvent indépendantes mais interdépendantes, leurs critères ressemblent à celle d’une chaîne de construction automobile ; productivité maximale avec un délai minimale dans les échanges d’informations et les prises de décision.

Le peuple japonais est lourdement marqué par le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale. Actuellement et c’est tant mieux, c’est le seul pays bombardé par deux bombes nucléaires. Terrible et inhumaine sanction affligée par les Américains. La population japonaise a payé un prix non évalué à mon avis dans l’échelle de la douleur, de l’horreur, sur une durée de temps non estimée encore aujourd’hui. Ce tournant de la seconde guerre mondiale a été récemment ravivée par la catastrophe nucléaire de Fukushima.

L’article 9.

 Le jour de sa reddition en 1945 le Japon signe l’acte de capitulation, le 02 septembre 1945. Le général Mc Arthur influence la rédaction de la Constitution à travers son conseiller George Atcheson J.R qui devient le chef de la section diplomatique au General Headquarter.

Craignant une renaissance du militarisme nippon, les États-Unis ont imposé un chapitre II intitulé « Renonciation à la guerre » intégrant le fameux article 9 dans la constitution.

« Chapitre II. Renonciation à la guerre.

Article 9. Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l’ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux.

Pour atteindre le but fixé au paragraphe précédent, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligérance de l’État ne sera pas reconnu. »

La question débattue depuis de longues années dans l’archipel est : la Constitution japonaise actuelle est-elle le résultat d’une décision souveraine du Japon ou de puissance occupante américaine. Cette question est une source majeure de fractures au sein de l’histoire politique japonaise. Le Premier ministre Shinzo Abe se bat pour transformer l’article 9 en avançant le fait de nombreuses menaces venant de la Chine et en particulier dans ses îles de la mer de Chine orientale nommée « Senkaku ».

 La Chine revendique ces îles sous l’appellation îles “Diaoyu“. Cette dernière met la pression en envoyant des bateaux dans les eaux territoriales japonaises. En 2017 les avions militaires nippons ont décollé plus de 1100 fois afin de contrer des appareils provenant de Chine.  Le Japon est sous pression sans parler des tirs de missiles nord-Coréens.

Une tendance nationaliste.

Un autre élément intervient dans la difficulté pour le Japon de modifier cet article de la constitution est son passé très agressif et peu glorieux sur ses exactions pendant les guerres passées ; n’oublions qu’il avait aussi rejoint l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Un passé qui a du mal à passer par le comportement du Premier ministre Shinzo Abe. Il faut rappeler que Shinzo Abe est au PLD, le Parti libéral démocrate qui est une force de droite conservatrice et nationaliste. Ce parti dirige le pays depuis 1955, sans interruption.

 Le Premier ministre a attiré les foudres de la Corée et de la Chine en s’inclinant devant le temple Shinto du sanctuaire de Yasukuni à Tokyo, un an après sa nomination en 2013. Dans les 2,5 millions de morts, 1068 criminels de guerre condamnés après la capitulation reposent en paix. L’esprit négationnisme du gouvernement est un aspect qui est à prendre en compte dans la politique géostratégique du Premier ministre japonais.

Ses premières décisions politiques en matière d’armement ont fait de l’archipel japonais un partenaire militaire incontournable.

Mais il lui manque, à cause de l’article 9, le droit de se défendre comme un autre pays souverain, membre de l’ONU, régi par la Charte des Nations Unies.

Suite de l’article, la semaine prochaine.

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