Mis en avant

La naissance d’un espion français.

Comment peut naître un espion dans l’esprit et le cœur d’un écrivain en herbe ?

Je ne suis pas issu d’un service d’état comme la D.G.S.E.  Je ne les ai même pas approchés. J’ai peut-être sans le savoir rencontré l’un des Honorables Correspondants (HC) qui en font partie. Non, il ne me semble pas. Du plus loin que je me souvienne, à l’âge de onze ans, il est né le jour où j’ai répondu à la question de ma cousine.

– Que veux-tu faire comme métier ?

– Je veux être espion.

Elle ne s’était pas moquée de moi. À cette époque, vivant au Maroc, j’étais en vacances en Allemagne ; mon oncle était haut fonctionnaire dans les douanes françaises. Influencé par ses récits de contrebande internationale et les films de James Bond sur les écrans qui me semblaient immenses de mes cinémas préférés de Casablanca ; le Rex, le Rialto.

Casablanca et son histoire ; la trace laissée par les soldats américains par leur passage pendant la Seconde Guerre mondiale ; les surplus, leurs bases, leurs belles voitures devenues taxis. Le coup d’État d’Oufkir contre le Roi du Maroc.

Dans cette ambiance il a continué à grandir inconsciemment à travers les lectures des polars de mon père et puis les miennes avec Bob Morane et plus tard Sas, John le Carré. Mon job dans le tourisme qui m’a emporté autour de la terre. J’ai toujours aimé écrire avec des romans inachevés depuis longtemps qui dorment dans l’ombre des tiroirs, dont l’un d’eux dont le titre était « la vie professionnelle d’Al Gean Voyages » une histoire romancée de tous mes voyages. Et puis un jour je suis tombé dans la formation de Fred Godefroy ; « comment écrire un roman à succès. »

Alors mon espion français s’est pointé, constitué de tous ses éléments tournoyants à toute vitesse et descendant lentement dans le cône d’un entonnoir, et il est sorti. Le voilà ; ce jeune espion français de la D.G.S.E. ; chauvin, macho, multilingue, contorsionniste, gourmet, d’un humour décalé et, politiquement incorrect.

J’aurais besoin de vous pour le faire co-naître, de vos avis, (d’accord les avis, c’est comme les trous du c… tout le monde en a un) Oh ! oh ! c’est Al qui parle. Je vous demanderai des idées, une suite à écrire, une suggestion. Cela serait vraiment fun de le faire vivre avec vous, dans ses futures aventures. Pour l’heure, sa première aventure est écrite, elle est entre les mains de bêtas lecteurs. J’ai écrit et réécrit ce roman trois fois en plus des corrections qui ne sont pas terminées. Je ne donnerai pas le titre pour le moment.

Pour faire évoluer Al, je ne cesse de me gaver d’articles, de m’informer, de lire sur le monde de l’espionnage. Mais j’ai été repéré, à tel point que j’ai un contact qui m’informe sur ce monde secret. Mais est-ce que ce que je vous raconte est vrai ? Mentir vrai n’est-il pas l’apanage d’un auteur de romans ou d’un agent secret ?

Mon roman d’espionnage

Bonjour les lecteurs.

Et voilà, c’est fini, enfin pas tout à fait ! Mon roman dont vous voyez la version finale de la couverture sera publié en format ebook, lundi 23 juin sur le site de Bookelis et bien d’autres très connus. Pour la version papier il faut patienter. Je devrais recevoir un exemplaire chez moi demain pour un dernier contrôle.

Tout a été plus long que prévu, vous en connaissez la raison. Le monde de l’édition a éte très impacté. Dans l’univers de l’édition il existe deux voies, chaque auteur prend la sienne par choix, et non plus par dépit . Il y a le monde de l’édition traditionnel avec les maisons d’édition bien installées, les nouvelles, les grandes et les petites. Et il y a le monde de l’auto-édition dans lequel l’auteur fait tout, tout seul ou presque.

Je vous ferai un compte rendu détaillé une autre fois, mon cadeau m’attend, c’est la fête des pères, devant un brunch arrosé au champagne.

Je rajouterai pour terminer que les bêta-lecteurs, correcteurs, ont trouvé ce roman prenant. On a envie de savoir ce qu’il va arrivé à mon protagoniste. C’est un roman d’été, distrayant, qui vous fera passer, je l’espère un bon moment.

À bientôt !

La nouvelle guerre froide.

Un dimanche.

Est-ce que la mort de l’ambassadeur chinois Du Wei tinterait comme un mauvais son de l’histoire ; celui du coup de Revolver de Gavrilo Princip qui a assassiné l’héritier de l’Empire austro-hongrois, l’archiduc François-Ferdinand et son épouse, le 28 juin1914 ? Un dimanche. L’ambassadeur chinois, en poste en Israël depuis février 2020 a été retrouvé mort dans sa villa près de Tel-Aviv, le 17 mai, un dimanche. Le dimanche, c’est le jour du Seigneur pourtant, alors est-ce que le diable œuvre le dimanche ? Il n’y a pas de jours de repos pour la mort. Cette mort a été qualifiée, authentifiée de naturelle par toutes les autorités, les médias. Du Wei serait mort d’une crise cardiaque dans son sommeil à 57 ans, seul dans son lit, dans sa villa.

Mike déconfine.

Une mort survenue quarante-huit heures après la visite de Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain. Cette semaine-là, Mike était très remonté contre la Chine ; entre ses déclarations sur la provenance du virus Covid-19 échappé du laboratoire de Wuhan, selon un rapport des Five Eyes publié dans un journal australien, et ses inquiétudes ou plus exactement ses remontrances vis-à-vis de l’état hébreu sur ses relations économiques croissantes avec la Chine.

En arrivant -en plein confinement, c’est quand même à notifier, il y avait une urgence quelque part- Mike Pompeo a fait fi des questions régionales évoquées par Benjamin Netanyahu et Benny Gantz et s’est intéressé aux investissements chinois et aux projets de la route de la soie. Le directeur du renseignement israélien était présent. La Chine a beaucoup investi dans les infrastructures portuaires et en particulier dans les ports d’Ashdod et de Haïfa, pour en faire des terminaux de la route de la soie.

 C’est bizarre, non ? Je me fais des films ? Je m’interroge. La mission de l’ambassadeur Du Wei était de fortifier les accroissements chinois en Israël, dans le domaine de la haute technologie et des infrastructures.

Le covid-19 s’invite dans la géopolitique.

Depuis quelques années la coopération économique entre Israël et la Chine se renforce, mais le Covid-19 a révélé les limites de la mondialisation d’une façon inattendue avec des conséquences inimaginables.

Les pays occidentaux ont mis le doigt sur le fait de leur dépendance face aux immenses capacités manufacturières de l’Empire du Milieu. Aucun pays ne possédait la capacité de fabriquer des masques chirurgicaux par millions pour protéger leur population sans oublier de les vendre ou de modérer leur utilité pour estomper leur incompétence face à la gestion de la crise de la pandémie, mais ce n’est pas le sujet ici. Mais ils ont été dans l’obligation de les acheter en Chine, en se battant sur les tarmacs pour les emporter chez eux au détriment de leurs « alliés ».

Je cite l’article de Voltairenet.org écrit par Thierry Messan. …Dans ce contexte de sauve-qui-peut général, le leadership US sur l’Occident n’avait plus aucun sens. C’est pourquoi Washington a décidé non plus de rééquilibrer les relations commerciales avec la Chine, mais de s’opposer à la construction des routes de la soie et d’aider les Européens à relocaliser une partie de leur industrie. Il pourrait s’agir d’un tournant décisif : l’arrêt partiel du processus de globalisation qui avait débuté avec la disparition de l’Union soviétique. Attention : il ne s’agit pas là d’une décision économique de remise en cause des principes du libre-échange, mais d’une stratégie géopolitique de sabotage des ambitions chinois…

Les ogres ne partagent pas.

Chez les Ogres, difficile de partager. La Chine a étudié son parcours de la route de la soie, mais face à l’instabilité entretenue de l’Iraq, la Syrie, la Turquie par les Russes et les Américains (les ennemis de mes ennemis sont mes amis) elle a abandonné la traversée de ces pays. Cette région aux alentours de la frontière syro-turque occupée par les djihadistes est un mal nécessaire pour casser toutes les velléités chinoises d’investissements.

Vladimir Poutine veut faire alliance avec Beijing pour que les routes de la soie passent sur son territoire.

Donald Trump ne veut pas partager le monde avec un nouveau venu qui a du poids, et pour cela il est prêt à tout !

Les Five Eyes.

Récemment évoqué dans l’affaire du laboratoire de Wuhan, ce groupe de cinq désigne l’alliance de 5 services de renseignements qui sont l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Les FVEY et leur histoire, brièvement.

Ces pays liés par l’accord UKUSA le 05 mars 1946 coopèrent pour la collecte des renseignements opérés par différents services.

Depuis 2001, le FVEY a élargi sa surveillance sur Internet pour participer à la lutte contre le terrorisme. En 2013, ces services sont épinglés via les documents divulgués par Edward Snowden ; « une agence de renseignement supranationale qui ne répond pas aux lois de ses propres pays membres ». Ces documents révèlent que des milliers de citoyens sont espionnés à leur insu ; les informations recueillies sont partagées en violant la loi garantissant les droits des personnes. 

La France le 6e des Fives ?

Ces services de renseignements se renforcent peu à peu en ralliant à leur surveillance des pays comme la France. La France aurait rejoint les FVEY face à la menace de la Corée du Nord depuis 2016; des accords dits « Spins » ont été ainsi passés. Un document d’origine américaine aurait annoncé le nouveau nom ; Five Eyes+FR

En 2018, ils protestent contre la réplique des géants du web après l’affaire Snowden sur le chiffrement et tentent de légiférer pour avoir accès aux données cryptées de bout en bout. Le FVEY est très puissant, trop, pour que tout leur soit accordé sous le prétexte de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme. Les garde-fous n’ont pas été créés pour eux.

Canberra vs Chine.

Pour revenir au Covid-19, un rapport de quinze pages de l’alliance Five Eyes obtenu par un journal australien, le Daily Telegraph, annonce que la Chine a volontairement fait disparaître des preuves sur l’origine du Coronavirus. Selon le document les médecins chinois s’étant exprimés sur le virus sont réduits au silence, peut-être éternel ! Les échantillons n’ont jamais été partagés avec la communauté scientifique internationale.

Pourquoi ces documents ont été publiés en Australie, et pas ailleurs ? Canberra, capitale de l’île continent, comme chacun le sait, a pris une position offensive depuis le début de l’épidémie. Les autorités australiennes n’ont aucune écoute aux annonces de l’OMS qui selon elles, est trop influencée par la Chine. Le rôle, au début de l’histoire des FVEY des services de renseignements australiens, était plutôt modeste. Mais depuis leur action c’est renforcé dans la région Asie Pacifique avec l’ADS (l’Australian Signals Directorate) en tête. Cette commission mixte parlementaire n’a pas manqué de prévenir les pays touchés gravement par le Covid-19 sur les futures velléités de société chinoise pour des groupes stratégiques européens et américains.

La presse des Fives.

On peut se poser la question sur la déclaration faite pendant son interview au Financial Time de notre président; « Clairement, des choses se sont produites que nous ne savons pas ». Est-ce que le 6e des Fives monte au créneau pour protester contre la Chine ? En tout cas, seule sans l’adhésion à ce club, la France ne serait pas permise de commenter aussi clairement sur un doute de la gestion du virus par le gouvernement chinois.

Les déclarations, par la presse interposée, des Five Eyes fleurissent de toutes parts ; on assiste à un combat de phrases qui déclarent des menaces sous-jacentes, des combats à venir, des menaces à peine voilées, et aussi des déclarations qui proviennent de scientifiques déclarants que le virus est d’origine animale. À s’y perdre, non !

Mike Pompeo le chef de la diplomatie américaine, ex-directeur de la CIA a déclarer sans fioritures ; « il existe des preuves immenses que c’est de la que c’est parti…  Ce n’est pas la première fois que la Chine met ainsi le monde en danger à cause de laboratoires ne respectant pas les normes », disait-il aussi en substance sur la chaine ABC, à propos du laboratoire de virologie de Wuhan. Mike Pompeo a probablement des informations à jour ; quand on rentre à la CIA ou dans les services secrets, on n’en sort jamais vraiment.

 Pour en rajouter, les Chinois, au fait depuis décembre, ont communiqué à la mi-janvier sur la transmission du coronavirus entre humains. Pas de quoi mettre la planète en confiance sur les agissements de l’Empire du Milieu. À ce jour cette nouvelle situation impacte à nouveau les relations entre la Chine et les USA à tel point que la bourse américaine a plongé.

On n’est pas près de prendre la direction d’un nouveau modèle économique après le CV-19. Il est bien loin le club des cinq de la Bibliothèque verte de mon enfance.

Journal d’espion.

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Espion, boîte d’allumette.

Cette semaine c’était la journée de l’auteur.

Un auteur confiné.

Services de renseignements et technologies de pointe

Les fournisseurs innovants.

La Direction technique du service de renseignement français (DT) a des besoins en matériel d’interception de communications comme un Wifileaks, (un intercepteur Wi-Fi), ou encore des IMSI-catchers.

Ce matériel planqué dans des endroits divers, comme un sac à dos, sous le siège d’une voiture, une valise a la capacité d’intercepter vos conversations téléphoniques avec votre liaison extra-conjugale par exemple, mais aussi les SMS. C’est difficile de s’en apercevoir car ces équipes se font passer pour des antennes relais 4G (oh les coquins !). Je n’imagine même pas ce que cela va donner avec la 5G, mais, bon avec les backdors douteux, on comprend que certains pays trainent des pieds tant que le système de Huawei ne soit pas clair comme de l’eau de roche ; ce n’est pas le cas actuellement.

Thales est le fournisseur historique de la DGSE. En 2019, le monstre Ercom rachetait pour la bagatelle de 100 millions d’euros possède une filiale basée à Vélizy-Villacoublay. Cette filiale, c’est Suneris qui fournit la DT.

Les industriels ne voient pas les services de renseignements comme une manne, car les marchés sont d’une taille trop petite pour leurs ambitions, aussi ce genre de client veut tout contrôler.  De gros marchés existent comme la fabrication de trois satellites d’écoute électromagnétique CERES. Rien à voir avec la planète naine du système solaire Cérès ! CERES est un programme français de satellites militaires d’écoute chargé de collecter du renseignement d’origine électromagnétique au niveau spatial. Cette mission lancera un premier satellite en 2020 au bénéfice de la direction générale de l’Armement.

Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space ont signé en 2015 un gros contrat de plus de 450 millions d’euros avec la DGA, la direction générale de l’armement pour construire trois satellites d’écoute électromagnétique. La DGSE a signé un contrat pour obtenir un super calculateur qui opère dans les sous-sols du QG au Boulevard Mortier, avec la société Atos-Bull et HP en partenaire. Ce puissant calculateur analyse sur les réseaux des masses de données.

L’IA entre dans la danse.

De nouvelles start-up voient le jour à l’aube de l’IA comme Earthcube qui a signé un contrat avec la direction du renseignement militaire. Elle fournit une technologie de pointe qui permet d’identifier automatiquement des modèles d’armement sur terre, mer, et dans les airs, et cela même sur des images pixélisées grâce à l’IA. Cette technologie a bien sûr conquis d’autres services américains et britanniques.

Hommage à Claude Silberzahn.

Je stoppe mon article pour marquer le pas sur la disparition aujourd’hui d’un ex-directeur de la DGSE de 1989 à 1993. Je ne l’ai pas connu, mais je souhaitais lui rendre un hommage. Claude Silberzahn, qui racontait dans ses mémoires, à l’époque où il était préfet de Guyane, sa première rencontre avec les agents du service action qui convoyait Klaus Barbie. Il écrivait « Accompagnateurs du vieux nazi, ils règlent, anonymes et efficaces, les comptes de l’histoire… »

En entrant à la DGSE, il fait bouger les lignes en rapprochant le service dans l’État. Il restera à jamais l’un des grands directeurs de la DGSE.

Tous ceux qui nous défendent méritent au minima une pensée à leur départ sur terre.

Mon vécu dans les mots. Son vécu dans les mots. Son vécu sans les mots.

Impossible pour moi ; ne pas transcrire, ne pas restituer son vécu sans les mots. S’inspirer de son vécu pour écrire un roman, de son milieu, c’est naturel, et même inconscient. Les mots, c’est nous.

mots

Comme des œufs de Pâques (oh prétentieux que je suis !) je vous livre sans sons de cloche des extraits que j’ai écrits, publiés, ou à venir.

Extrait de Bonne fête papa.

Le 5 mai 1996, Bali

Avant-hier, j’ai rêvé de toi, c’était triste, je te manquais, tu me manquais et tu pleurais. C’est vrai que tu me manques, je t’ai trouvé un autre cerf-volant, il reste le perroquet qui parle, mais tu auras aussi d’autres cadeaux.

À bientôt mon petit cœur, je t’embrasse.

Pour ma seconde venue sur l’île hindouiste, je suis plus à l’aise avec la conduite à gauche. Nous avons loué des Jeepneys pour découvrir la région d’Ubud en visitant quelques hôtels en cours de route. Les rizières en terrasses de Jatiluwih devraient être classées à l’Unesco. Leurs nuances infinies de vert – absinthe, anis, prairie, jade, avocat – s’écoulent de terrasse en terrasse, baignées dans une eau bleu vert qui reflète les nuages de passage. Le système des subak est un système d’irrigation traditionnel d’une grande ingéniosité et inégalé en Asie du Sud-Est. Il représente aussi le Tri Hita Karana, une philosophie qui prône, entre autres, les bonnes relations entre les hommes et leur environnement naturel.

Notre guide m’enchante : après un bon déjeuner, il s’allonge au bord d’une rizière pour écouter le riz pousser.

(Extrait du guide : les solutions pour payer vos croisières moins cher).

– Alors, quel est le meilleur moment pour réserver ?

Le meilleur moment se situe entre 120 et 90 jours avant la date de départ. Si vous attendez la période 90-45 jours, vous serez en compétition avec d’autres personnes désirant partir à la même date. Les offres seront de courte durée, les cabines souhaitées ne seront peut-être plus disponibles.

Réserver votre croisière entre les 120-90 jours vous permettra d’avoir la cabine désirée et peut-être le prix le plus bas. Et quand bien même les tarifs baisseraient par la suite, les compagnies chercheront une solution, dans la mesure du possible, pour que vous ne soyez pas défavorisé. Cela sera plus facile si les tarifs baissent la semaine après votre confirmation !

Il est un produit qui ne rentre pas dans cette catégorie du « quand » : le Tour du Monde. Il est impossible aux compagnies de brader un produit dont la durée est en moyenne de 3 mois. Il n’est pas pensable non plus d’installer une ambiance de défiance à bord pendant une croisière aussi prestigieuse…

Extrait d’une nouvelle, Fromage ou Pâté.

Un autre « accueilli » arrive ; c’est ainsi que les sans-abris sont appelés. Certains ont un toit et le RSA, d’autres n’ont pas de toit, pas de RSA.  Accueilli ; ce n’est pas une question d’écriture inclusive qui commence à battre le pavé pour pénétrer dans le vocabulaire français. C’est une question de précision. Ils sont tous accueillis dans les centres pour les nourrir, les soigner pendant la journée.

-Bonsoir, monsieur.

-Bonsoir, fromage ou pâté ?

-Pâté et de la soupe. Elle est à quoi la soupe ?

-Aux légumes, mais il n’y a pas de pâtes dedans ce soir, un peu plus de pommes de terre.

-D’accord, et du sel et du poivre, 2 sachets de chaque.

Laure lui tend une boîte qui ne contient plus de glace depuis longtemps, dedans des petits sachets en papier, le noir pour le poivre, le blanc pour le sel. Le blanc et le noir, tout est une question d’équilibre ; aussi bien pour donner du goût à un plat qu’à la vie. L’amertume aussi fait partie des plats comme de la vie.

Joyeuses Pâques en confinement, chers lecteurs. Quelle étrange époque !

Les services secrets iraniens.

Le ministère du renseignement et de la sécurité nommée (VEVAK, Vezarat-e Ettela’at va Amniyat Keshvar) sont, par sa taille et son budget, l’un des plus gros ministères de la République islamique d’Iran. C’est lui qui a en charge le renseignement extérieur et intérieur.

Organisation.

Le VEVAK est officiellement placé sous l’autorité du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale, mais dans les faits, il répond de ses actes directement auprès du Guide Suprême de la révolution l’Ayatollah Ali Khamenei. Il compte environ 15 000 personnes civiles à son service, dont un nombre estimé entre 2 000 et 8 000 à l’étranger.

Ses agents sous couverture sont des diplomates, des représentants du ministère des Affaires culturelles. Les agents clandestins travaillent comme employé d’Iran Air (la compagnie aérienne nationale), comme étudiants, membres de l’agence de presse IRNA, de la radiotélévision IRIB, d’associations culturelles ou caritatives (la Fondation des martyrs, la Fondation des opprimés et des dépossédés, l’Organisation pour la culture et les relations islamiques, etc.), employés des banques à capitaux iraniens (ce qui permet de faire circuler l’argent aux autres agents) ou parfois même se font passer pour des opposants politiques. Dans ce cas leur mission consiste, bien entendu à surveiller de l’intérieur ces mouvements, mais aussi à se livrer à des opérations d’intoxication et de désinformation.

Le VEVAK a noué des partenariats avec les services secrets de pays voisins, politiquement, comme les Syriens, Soudanais, Libyens, Russes ou encore les Tadjiks avec lesquels un échange d’information régulier a lieu.

Membres.

Les membres du VEVAK sont plus souvent nationalistes qu’islamistes, c’est pour ça qu’ils sont sous l’étroit contrôle politique du Corps des Gardiens de la Révolution (pasdaran).

Et pourtant beaucoup de ses membres sont d’anciens pasdarans, ce qui laisserai supposer que comme le KGB en son temps surveillait particulièrement les membres du premier directorat principal. Ceux-ci étant à l’étranger et particulièrement à l’Ouest se trouvent confronté un Occident bien diffèrent de la description faite par la propagande d’état.

Le VEVAK ne possède pas de service action, il se contente de recueillir des informations et les missions armées sont confiées aux pasdarans, et en particulier au groupe Al Qods. Ajoutons également que les membres du Savak (la police secrète du Shah) sont aujourd’hui au service de la république islamique.

Missions

Sa première mission est de combattre toutes menaces contre le régime.

Sa deuxième mission est de s’opposer aux deux ennemis principaux le Grand Satan (les États-Unis) et le Petit Satan (Israël).

Sa troisième mission est de maintenir à niveau les forces armées face à l’embargo international, en particulier le programme nucléaire militaire

Dans les objectifs nationaux, la récente vague de contestation n’a pas été un échec de VEVAK. Le mouvement n’a jamais réellement menacé le pouvoir des Mollahs et laissé les manifestations avoir lieu a permis au service de repérer les leaders et les mettre sous surveillance.  

À l’internationale, le premier souci du VEVAK est l’environnement régional et possède des bases dans les ambassades en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis, et en particulier Dubaï et Bahreïn. Ces derniers ayant une législation souple sur les capitaux permettent de transférer discrètement des fonds entre l’Iran et le Hezbollah libanais.

Depuis la conquête de la bande de Gaza par le Hamas, qui avait reçu l’aide du VEVAK, le service à l’objectif de constituer une base arrière au sud d’Israël qui permettra au moment venu de lancer des opérations de harcèlement. L’objectif du VEVAK est donc de renforcer le pouvoir du Hamas en fournissant le groupe en munitions et en améliorant l’entrainement grâce, notamment, à des contacts avec le Hezbollah.

Le VEVAK mène une guerre secrète contre le Mossad qui essaye à tout prix à détruire le programme nucléaire iranien.

En Europe.

L’Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution (BfV), a déclaré dans son rapport de juillet 2017 : « Le siège officiel du ministère du Renseignement à l’ambassade d’Iran à Berlin joue un rôle important dans les opérations de reconnaissance des services secrets iraniens. Outre la conduite d’opérations de renseignement indépendantes, ce QG soutient les activités menées par le ministère du Renseignement à Téhéran. Ces opérations sont principalement dirigées contre des cibles en Allemagne et, dans certains cas, contre des individus ou des établissements dans d’autres pays européens. »

Mardi 8 janvier 2019, le ministre danois des Affaires étrangères, Anders Samuelson, a annoncé l’adoption de sanctions à l’encontre de l’adjoint chargé de la sécurité et de deux agents du ministère iranien du Renseignement (VEVAK) pour leurs complots terroristes sur le sol européen.

Le VEVAK est donc un service qui n’hésite pas à utiliser la manière forte au service de la protection interne comme externe d’un régime fort. Il ne fait aucun doute que les campagnes d’assassinats ciblés vont se poursuivre. En particulier depuis que le programme nucléaire iranien est sous la surveillance de la communauté internationale et d’Israël en particulier.

Les gardiens de la révolution ont fort à faire depuis les soulèvements successifs, l’avion abattu par erreur par un missile, et gestion de la pandémie. Il va sans dire que cela va laisser des traces.

En conclusion.

J’ai lu beaucoup d’articles pour ce post, et en particulier ceux du CNRI (Conseil national de la Résistance iranienne). J’ai essayé d’être le plus factuel possible ; je n’ai pas envie d’être suivi, pisté, mais c’est déjà probablement le cas sur mes recherches internet. Si je suis retrouvé mort sans explications, il faudra visiter mon blog.

Les services de renseignements face au Covid-19.

En France.

Comme toutes activités dans lesquelles les humains opèrent, les services de renseignements doivent aussi respecter le confinement instauré dans l’hexagone.

Le 17 mars dernier, la DGSE publiait un arrêté spécifiant le report de ses concours d’entrée ainsi que ses examens d’avancement à une date ultérieure non précisée entre avril et juin, voir septembre pour certains entretiens. Les objectifs fixés par le service sont loin d’être atteints ; se greffent à cette nouvelle mauvaise donne les difficultés de recrutement et la fidélisation de ses effectifs qui perdurent depuis quelques mois.

La pandémie du coronavirus crée en plus des problèmes divers comme ceux de logistiques aux sièges des services. Comment faire du télétravail en apportant chez soi des documents classifiés qui doivent rester dans les locaux de ces services.

Les opérations HUMINT, en langage profane, de renseignements humains, sont aussi impactées dans les pays fortement touchés par le CV-19 comme l’Iran, ou le reste de la planète à ce jour.

Les services sont mobilisés comme la SGDSN. Extrait. D’un article du site de la SGDSN.

À la demande du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), sous l’autorité du Premier ministre, la direction générale de l’armement se mobilise pour identifier des solutions alternatives aux masques FFP2 et chirurgicaux.

Compte tenu de l’urgence actuelle à fournir des équipements de protection individuelle efficaces, les industriels de la filière textile ont été mobilisés afin de faire parvenir au centre DGA MNRBC (Maîtrise nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique) des prototypes et échantillons de masques dont il s’agit d’évaluer les performances.

Évaluer l’efficacité de filtration des masques

La DGA a pour mission de mesurer l’efficacité de filtration de particules des échantillons de masques ou de tissus envoyés par des industriels, en majorité de la filière du textile. Pour ce faire, chaque masque est disposé sur une tête de mannequin placée dans un caisson rempli de particules de sel. Cette tête simule une respiration humaine. La comparaison entre la densité de particules présente dans la bouche et celle contenue dans le caisson permet de calculer le pourcentage d’arrêt des particules. Connaissant la taille des virus, cette méthode permet d’évaluer l’efficacité de filtration de chaque masque.

En Israël.

Le MOSSAD, le service de renseignement extérieur n’est pas resté inactif depuis le début de la pandémie. Il s’est chargé d’acheminer des cargaisons de masques sanitaires FFP2 en provenance de pays arabes du Golfe « amis », le Qatar n’en fait pas partie. Dans cette information vérifiée ou pas, il existe une autre version complètement différente sur le site Press-TV. En fonction des pays amis ou ennemis les versions changent, intox ou réalité ? Je ne saurais vous le dire.

Le cyber israélien à la peine.

L’industrie du cyber renseignement est aussi durement frappée par la pandémie. Largement exposées à l’international, les sociétés sont impactées par la fermeture des frontières de la plupart de leurs « États clients », ce qui suspend leurs contrats auprès des services de sécurité de ces pays. Plusieurs sociétés leaders du secteur ont commencé à licencier des salariés. Ils ne sont pas les seuls sur la planète. Le suivi des contrats devient problématique, notamment pour les services supports des ventes de ces outils particulièrement sensibles.

Pour les contrats avec les autorités israéliennes, les bases des » Israël Defense », (IDF), et des différents services de sécurité et de renseignement sont placées en confinement.

Tous les services de renseignements sont logés à la même enseigne. Il est probable que certains aient déjà trouvé une solution pour être plus actifs que les autres.

FOUILLE D’UN APPARTEMENT.

Par les temps qui courent certes c’est compliqué pour un espion de fouiller un lieu d’habitation ; tout le monde est chez soi, ou censé l’être. Voici la technique et pour votre plaisir, je l’espère, et pour le mien aussi, et par ce que vous avez plus de temps pour lire, je vous livre un extrait de mon futur roman.

Technique.

 En temps normal, hors pandémie, à l’étranger, il n’existe aucun moyen de procéder à une perquisition légale. C’est donc par ruse ou par effraction, clandestinement, que doit agir un officier de renseignement pour fouiller le domicile d’une cible. Il peut pour cela manipuler un familier des lieux, par exemple un employé de maison. S’il a besoin d’opérer lui-même, il prend un risque considérable. En cas d’arrestation, il devra assumer de passer pour un cambrioleur de droit commun. Mais sa formation lui a appris à forcer une serrure, à copier sur place les documents intéressants et, surtout, à ne pas déranger les alignements d’objets conçus pour révéler une fouille.

Extrait du roman « le lièvre dans la lune ».

… Le bi moteur se posa en pleine cambrousse après plus d’une heure et demie de vol depuis Cebu. La moiteur de la saison des moussons enroba l’équipe de Chris au pied de la passerelle de l’avion. Le Tarmac leur souhaitait une chaleureuse bienvenue à travers les semelles de leurs chaussures. La centaine de mètres qui les séparait de l’aérogare leur donnait un avant-gout du climat. Une immense affiche murale indiquait « Région autonome musulmane de Mindanao ». De grandes pancartes décolorées recevaient à grands coups de pinceau imbibé de colle des images à l’effigie du gouverneur régional Mujivs Hataman.

Maher les attendait à la sortie, avec un panneau « French Tourist » comme un simple transfériste pour voyageurs désireux de visiter une île non touristique. Les autochtones ne semblaient pas leur prêter attention, mais les regards furtifs, composés d’une indifférence calculée glissaient sur eux.

Il les conduisit dans une maison privée au nord de l’île. Éloignée de toute habitation, à la lisière de la jungle tropicale ; c’était une planque discrète.

Devant, un vieux 4X4 était garé.

Maher l’avait volé avec l’aide de son cousin ; les plaques d’immatriculation étaient changées par précaution.

Des tonneaux suspendus de récupération d’eau de pluie servaient de douche. 4 chambres spartiates suffisaient pour passer des nuits sur un qui-vive constant.

Ils se réunirent dans le salon pour établir un plan. Ce que leur apprit Maher enleva toutes les idées échafaudées dans la tête de Chris. Pas d’intervention musclée ; trouver les documents, les photographier et les remettre en place. Les messages posés sur la stèle étaient codés, programmés dans un laps de temps et probablement changés. Ils n’avaient pas le temps de les décoder. Il fallait opérer en Ninja, sans laisser de traces.

— Maher, peux-tu en savoir plus ? questionna Chris.

— Non, je suis surveillé, mes amis et ma famille aussi, je ne peux envoyer personne dans cette mosquée sans éveiller les soupçons. Nous agirons cette nuit, et ferons taire les chiens avec de la drogue. Il n’y a pas de garde, mais les habitants autour regardent toujours s’il y a du bruit.

Le Philippin se leva et rapporta des sodas frais et des pistaches.

— D’accord, nous avons heureusement des somnifères, il nous faut de la viande. Nous interviendrons à 3 heures, l’opération ne doit pas durer plus de vingt minutes sur place. On reprend l’avion demain après-midi, on joue aux touristes, dit Chris.

Le seul moyen efficace après avoir étudié les possibilités d’approche même par la rivière Tubok qui se révélait être un cloaque immonde par endroits était de se fondre dans le décor et de s’habiller en musulmans croyants.

— Maher, demanda Chris, merci de nous acheter des vêtements locaux, d’occasion c’est encore mieux, comme un niqab complet pour Yon et Carla.

— Oui ? Je connais une friperie, je vous apporte tout ça ce soir.

— Très bien je te remercie. À plus tard.

Maher retourna à son véhicule et roula lentement.

— Bon, vous allez tous vous rincer avec l’eau de pluie du réservoir, et vous ne vous badigeonnerez pas de crème, vous ne vous aspergez pas de parfum non plus. Une fois que Maher sera de retour avec les fringues, vous les saupoudrerez d’épices locales pour atténuer votre odeur de blanc. Il faut tromper le flair des chiens autant que possible.

 Maher revient quelques heures après avec en plus des vêtements, quelques victuailles qu’il avait envie de partager avec le groupe.

Il raconta comment son père avait été piégé et décapité. Un matin, sa femme avait trouvé la tête de son mari sur le capot de sa voiture. Elle était devenue aphone. Maher, depuis, jubilait à chaque coup porté aux islamistes. Il savait qu’il allait le payer de sa vie, mais peu importait. Aucun d’entre eux ne le blâmait même si chacun pensait que la vengeance était source d’emmerdes sérieuses. Il les quitta un peu plus léger d’avoir vidé son sac, et leur donna rendez-vous le lendemain.

La nuit était calme, quelques chauves-souris chassaient et la lune se couvrait de nuages. L’équipe alla se coucher, chacun se doutait qu’il n’allait pas beaucoup dormir. Al rêvait les poings fermés, quand Carla lui secoua les épaules.

— Debout c’est l’heure.

Complètement désorienté, Al ne savait plus dans quel endroit il était ; tout lui revient en s’insinuant dans sa mémoire. Le trac arriva tout de suite après et c’est la bouche sèche qu’il s’habilla. Il éternua, il avait trop saupoudré les vêtements de Cardamome et de Coriandre.

Ils montèrent dans le 4X4 en silence, le démarrage du moteur leur donnait l’impression d’un rugissement que toute la ville entendait. Chris roula les feux éteints, pour l’instant le clair de lune suffisait. Il gara le véhicule à plus de cinq cents mètres de la rue centrale. Carla serait postée près du SUV. Il regarda sa montre qui marquait deux heures, il leur restait une heure. La plupart des gens se réveillent vers trois heures du matin sans raison. Certains avancent un changement du flux cosmique qui nous bombarde. Chris se remémorait souvent des théories abracadabrantes ou des idées fumeuses avant chaque action, il se demandait toujours pourquoi.

Al, Yon et Chris sortirent du véhicule en prenant soin de ne pas claquer les portières. En mode marche rapide et discrète ; aucun chien n’aboya. Ils franchirent le muret de la mosquée, Yon resta à l’entrée. Chris crocheta la serrure sans problème dans un silence absolu. Al de sa petite lampe torche éclaira la pièce dans laquelle s’était réuni le matin même le groupe de terroristes.

Elle était vide en dehors d’un meuble décrépi et d’un tapis de prière roulé dessus. Plusieurs secondes passèrent remplies de balayages lumineux infructueux, Al photographia la position du tapis et le placement des pieds, déplaça la commode bancale, pour découvrir un escalier usé. Il descendit, le cœur battant, à la dernière marche, il s’accroupit, son faisceau tomba sur un coffre à combinaison.

— Tiens, à toi de jouer, chuchota Chris, qui le suivait de près. Il lui glissa dans la main un stéthoscope.

Al s’assit en tailleur devant la porte et l’examina. Il se remémora ce que lui avait enseigné un instructeur, ex-cambrioleur. Quelqu’un de méfiant avait placé un morceau de Scotch sur l’ouverture, sans y prendre garde, il se serait coupé et ce gardien aurait vite compris.

Al le détacha soigneusement et s’attaqua à la combinaison. Chris lui montra le chrono ; il lui restait quatorze minutes. Le coffre était si vieux que la molette craquait à chaque tour et entendre le son différent d’un numéro était un exploit. Al détecta au bout de onze minutes, deux fois le chiffre 11. Il n’arrivait à rien d’autre.

— Essaye le 0 et le 9 murmura Chris.

— NoooN, répondit Al dans un souffle.

— Si… si l’on a de la chance et que c’est un ancien, il doit mettre aussi sa date de naissance en mot de passe sur son ordinateur, et en général c’est le genre nostalgique.

Al s’affaira, il restait deux minutes. Un chien aboya dehors, un autre l’imita. Les femmes couvraient leurs arrières, Yon à l’entrée, Carla allongée sur les sièges du Jeepney. Toutes les deux armées d’un couteau de boucher. Le coffre s’ouvrit brusquement, Chris photographia le contenu avec tous les angles possibles. Quand Al regarda les plans avec les numéros, il ne comprit pas tout de suite. Il replaça tout en ordre, au millimètre près. Ils repartirent comme des ombres.

L’œil de Chris en refermant la porte accrocha une brochure de croisières qui trainait sur une natte. Un chien gronda dans l’obscurité ; il n’aboya pas. Par sécurité, ils poussèrent le véhicule sur une centaine de mètres, alors qu’il était déjà garé assez loin. Chris démarra en serrant les dents…

Le sexe dans la littérature d’un roman d’espionnage.

Il parait qu’il ne faut pas écrire du sexe dans un roman. Parce que c’est facile, c’est que l’auteur n’a rien à dire, qu’il comble ses chapitres. Je suis d’accord, le sexe pour le sexe, si dans la vie ça fonctionne dans un roman, c’est plus compliqué.

Le processus transformateur du protagoniste.

 Dans mon roman, qui va bientôt sortir, « le lièvre dans la lune », le protagoniste, Al est identifié comme un tombeur ou un casanova, mais c’est surtout un macho. Dans une partie de son périple, il se comporte comme tel car cela fait partie de son personnage mais surtout de l’histoire. Si le sexe sert l’histoire d’un roman alors oui, sinon cela ne marche pas.

Extrait de mon roman le lièvre dans la lune.

Au dessert, elle commanda un fondant au chocolat. Al l’observa se délecter.

— Sur mon oreiller, j’ai du chocolat, je peux le faire fondre, le mettre au creux de vos reins et, s’il en reste, je vous le donnerai.

Elle posa sa cuillère et le fixa, interloquée, mais troublée.

Sa nuque se couvrait de chair de poule.

— C’est la proposition la plus intéressante que l’on m’ait faite depuis des mois.

— Allons-y alors.

Dans l’ascenseur, elle l’attrapa par le bras ; le regard humide, s’approcha de lui pour presser sa bouche contre la sienne.

Al sentit sa poitrine ferme contre la sienne et ouvrit ses lèvres.

Une langue experte et rapide lui indiqua que la nuit s’annonçait agréable.

À peine arrivées devant la chambre et la porte refermée ; elle l’entraina vers la baie vitrée, glissa le long de son corps, le caressa jusqu’à ce que sa bouche atteigne le niveau de sa ceinture. En un instant, elle s’empara de la virilité de son nouveau protégé et l’enfonça jusqu’au fond de sa gorge avec une grande motivation. Al savourait cette mise en bouche, debout, les yeux rivés sur le reflet des lumières qui tremblotaient sur le Chao Praya.

Yon s’efforçait de lui soutirer sa sève avec des va-et-vient de plus en plus longs sur sa colonne de chair qui s’agrandissait. Sa coupe en carré battait la mesure. Le plaisir arriva brusquement de ses reins et il poussa un cri. Elle le reçut, tout entier, sans broncher. Elle se releva, un sourire mutin.

— Al, tu possèdes un sexe plus grand que je ne le pensais. Viens me lécher le chocolat, mais pas que dans mon dos.

Pendant qu’Al faisait fondre le chocolat, elle ôta sa robe en dévoilant des fesses et des cuisses musclées, une poitrine ronde et haute.

Elle s’allongea sur son ventre dur et plat en croisant les jambes.

Le liquide brun et chaud renversé se nicha dans le creux de ses reins, une vague de frisson dévala sur sa peau quand Al la titilla de sa langue. C’était sa zone érogène, la nièce du directeur mouilla plus fort, se retourna sur le dos et dirigea la tête d’Al sur son pubis.

Al se plaça au-dessus d’elle afin qu’elle puisse gober sa verge. Sa partenaire ne désirait plus qu’une chose ; qu’il la pénètre.

— Prends-moi tout de suite.

Il glissa doucement son prépuce sur son clitoris, elle poussa un gémissement, il s’enfonça lentement jusqu’à la garde. Yon hoqueta de plaisir, explosa en se tendant comme un arc, et comme une poupée de chiffon s’affaissa les bras en croix.

Al attendit une minute, et il coulissa son membre gonflé dans un couloir humide. Sa nouvelle compagne sembla reprendre vie et secoua sa tête de droite à gauche. Elle se sentait rassasiée. Al tendit ses bras en position de pompe et avec la régularité d’un piston accéléra son mouvement et Yon, qui le sentit grossir, ne résista pas. Elle s’embrasa et ils jouirent ensemble en s’embrassant.

Derrière la grande baie, le seigneur des eaux, paisible, coulait sous la lumière de la lune.