Le Kouign Amann à la sauce soja.

Les marins bretons seraient-ils en train de se faire assaisonner avec délicatesse par de belles espionnes chinoises ?

L’empire du Milieu n’a pas été attiré par la douceur des gâteaux bretons mais plutôt par les embruns de l’île Longue où sont situés les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Le S.G.D.S.N (secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale) révèle dans un rapport qui n’est plus confidentiel ; un nombre considérable de mariages entre des militaires marins, des ingénieurs bretons et des étudiantes chinoises.

La Bretagne est une région où le dispositif militaire français est fortement installé. Des sous-marins nucléaires aux écoles d’officiers en passant par le pôle cyber, la D.G.A. et les centaines d’entreprises travaillant pour la défense sont attirantes comme du miel pour les frelons asiatiques. En 2016, Weidong une entreprise chinoise a pris le contrôle de Demos. Dans l’université de Bretagne occidentale la deuxième nationalité en nombre est chinoise. L’École nationale supérieure des techniques avancées est aussi bien fréquentée par les étudiants chinois. Les start-up bretonnes sont aussi très prisées par la Chine. Un laboratoire de recherche dans lequel opèrent trente doctorants, dix sont chinois fraichement moulus de l’institut de technologie d’Harbin qui est administré par une agence gouvernementale travaillant pour l’armée chinoise.

À Brest un centre culturel chinois est également ouvert, Confucius. Pas sûr que les préceptes de ce sage philosophe soient respectés mais les nécessités chinoises obligent comme l’ambitieux plan China 2025. La Chine ambitionne avec ce programme d’être la première en technologie de pointe, en biotechnologie, en robotique, en aéronautique. Les services secrets chinois sont très doués en cyber attaque et plusieurs entreprises françaises en on fait les frais. Repérés quand même ils développent des méthodes plus sophistiquées et discrètes qui en deviennent presque légales.

Les méthodes des services chinois évolueraient-elles sous la pression du gouvernement pour atteindre le plan China 2025 qui sollicite toutes ses forces, ses atouts pour y parvenir ? Le Guangbou, le service de renseignements chinois, compte dans ses effectifs plus de trois millions de membres sur son territoire. Peu d’espions chinois opèrent en dehors de leurs pays ; leurs techniques sont différentes en attirant des pointures en les invitant à des colloques pour les amadouer en leur proposant de l’argent pour des renseignements qui les intéressent. La D.G.S.E. et la D.G.S.I ont détecté qu’ils utilisent aussi les réseaux sociaux comme Linkedin pour harponner leurs cibles par le biais d’avatars numériques. Des milliers de cadres dans le privé, fonctionnaires, influenceurs dans les cercles de l’État étaient ciblés. Tous n’ont pas mordu à l’hameçon, mais des centaines ont basculé dans un processus de compromis assez avancés.

Alors, on peut se demander si ces étudiantes chinoises envoyées sur notre territoire ne sont pas une nouvelle façon d’obtenir des renseignements de terrain comme dans le bon vieux passé de l’espionnage. Les services secrets français seraient-ils à la hauteur des services secrets chinois en matière cyber, à tel point que les vieilles bonnes méthodes de terrain reprennent du service ?

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